| Accueil | Articles | Photos | Livre d'or |
|
Mon profil
Mes rubriques
Mes flux RSS
Diaporama
Derniers commentaires
Newsletter
inscriptions annuaires
Mes statistiques
|
Articles de la rubrique "Les geishas"
comment devenir une geisha
Samedi 23 Août 2008 à 21:29 Publié par praline dans Les geishas entrez dans l'univers secret et envoutant des femmes les plus raffinées du Japon
La geisha est l'incarnation de la femme la plus raffinée, intelligente et cultivée de tout le Japon. Elle est enlevée à sa famille dès son plus jeune âge et entre dans une école pour apprenties geisha, où elle apprendra tout ce qui fera d'elle une figure aussi précieuse qu'irremplaçable. La geisha apprendra à soigner au mieux son apparence physique, à porter les lourds kimonos de soie, à se maquiller en couvrant son visage d'un épais fard blanc, en soulignant ses yeux de noir et sa bouche de rouge vif, jusqu'à en faire une sorte de masque diaphane sous la lourde perruque noire. Puis elle apprendra à évoluer avec grâce et élégance, à servir à boire avec raffinement, à calibrer chacun de ses gestes de façon à les rendre plus gracieux. Elle deviendra maîtresse dans tous les arts, apprendra la musique jouée sur les instruments traditionnels, la danse, le chant, l'art dramatique, le jeu de l'éventail, la cérémonie du thé et l'art d'arranger les fleurs. Elle étudiera longuement et avec soin les textes classiques et modernes, devenant ainsi extrêmement cultivée. Elle apprendra l'art de la séduction et de l'allusion malicieuse. De cette façon, elle sera prête à remplir sa fonction principale: égayer les ennuyeux repas d'affaires, les banquets et les fêtes en général. La geisha est la femme idéale pour la plupart des hommes japonais: elle est intelligente, cultivée, attentive, aimable, élégante, sait parler comme il faut au moment où il le faut, connaît à la perfection tous les arts précieux, y compris l'art érotique. Prenons-en pour preuve que la plupart des geishas, leur tâche accomplie, finiront souvent par épouser des hommes riches et occupant des positions élevées. Une autre figure, qu'il faut nettement distinguer de la geisha, est la maiko, apprentie geisha, la jeune fille encore acerbe qui étudie pour devenir geisha. On la reconnaît facilement à ses vêtements beaucoup plus simples, légers et colorés. Les maiko sont elles aussi très demandées, car leur jeunesse et leur candeur compensent le manque d'expérience, cette expérience qui est l'apanage des geisha les plus affirmées. La figure de la geisha naît pour compenser l'image peu attirante de la femme japonaise telle qu'elle se présentait dans les siècles passés, entièrement soumise à l'homme et sans personnalité propre. La geisha éveillait chez l'homme l'intérêt qu'il ne parvenait pas à éprouver entre les quatre murs de son foyer domestique. Mais c'est justement en raison du statut social différent de la femme moderne que cette figure légendaire est en train de disparaître. Les écoles pour maiko ferment l'une après l'autre, et le nombre de jeunes filles inscrites diminue régulièrement.
geisha
Samedi 23 Août 2008 à 22:12 Publié par praline dans Les geishas Une geisha (芸者) est une femme japonaise dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels. Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts ». Les geisha étaient très nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles. Elles existent encore aujourd’hui bien que leur nombre décroisse.
À Kyoto, les geisha sont dénommées geiko. Les apprenties geisha sont appelées maiko.
geisha
Samedi 23 Août 2008 à 22:18 Publié par praline dans Les geishas Les geisha étaient nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles. Elles existent encore dans le Japon contemporain bien que leur nombre soit en constante diminution : estimé à 17 000 dans les années 1980, il n'est plus que d'environ 200 de nos jours, principalement à Kyoto dans le quartier de Gion L'institution multi-séculaire des geishas entretient un rapport étroit et complexe avec le phénomène de prostitution – entre idéalisation de leur rôle et de leurs activités, et réalités historiques et sociales. Il est toutefois certain que l'octroi de faveurs sexuelles par la geisha à son client n'a jamais été entendu comme systématique ou allant de soi. Le mot geisha se compose des idéogrammes 芸 gei qui signifie « art », et 者 sha qui signifie « personne » ou « pratiquant » ; une geisha est donc une « personne qui pratique les arts ». Dans le dialecte de Kyōto, les geisha sont dénommées geiko (芸妓) et leurs apprenties maiko (舞妓). Dans d'autres régions du Japon, notamment à Tokyo, on pourra utiliser les termes d’hangyoku (半玉) ou d’oshakusan (御酌) pour désigner les jeunes filles en apprentissage. Les geisha appartiennent au « monde des fleurs et des saules » (花柳界, karyûkai?). Selon la geisha Mineko Iwasaki, une geisha doit avoir la délicatesse d'une fleur ainsi que la force et la souplesse d'un saule.
geisha
Samedi 23 Août 2008 à 22:21 Publié par praline dans Les geishas L'ouverture des maisons de thé (お茶屋, ochaya?) dans les quartiers de plaisirs en 1712 marque le début du métier de geisha. Les geisha sont le résultat de l'évolution des taikomochi (太鼓持) ou hôkan (幇間), équivalents au Japon des bouffons du Moyen Âge en Europe. Ainsi, les premiers geisha étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir, par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé. Au début de leur intégration aux geisha, dans les années 1750, les femmes étaient appelées onna geisha (女芸者) (littéralement : femme geisha), ou geiko (芸妓) à Kyoto. Elles devinrent rapidement plus nombreuses que les hommes, qui prirent le nom d'otoko geisha (homme geisha) pour se différencier des femmes. À partir de 1800, toutes les geisha étaient des femmes En 1779, le gouvernement japonais officialisa le métier de geisha et créa un bureau d'enregistrement (kenban), destiné à recenser les geisha et à faire respecter la loi. Celle-ci indiquait que seules les prostituées patentées pouvaient avoir des relations sexuelles avec leurs clients, et pas les geisha En 1842, la réforme Tempo proscrivit la prostitution et fit fermer les quartiers de plaisirs, mais ceux-ci rouvrirent en 1851. En 1886, afin de garder le contrôle sur les activités des geisha, le gouvernement fixa un tarif officiel pour leurs activités Jusqu'au début du XXe siècle, les geisha étaient considérées comme à la pointe de la mode, à tel point qu'avec l'occidentalisation du Japon dans les années 1920-1930, on vit apparaître des geisha s'habillant et dansant à l'occidentale, surnommées dansu geisha. Mais beaucoup d'entre elles s'opposèrent à cette modernisation et se posèrent en gardiennes de la tradition japonaise, ce qui est toujours le cas actuellement En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement fit fermer les quartiers de plaisir et envoya les geisha travailler en usine pour soutenir l'effort de guerre. Le 25 octobre 1945, les quartiers de plaisir rouvrirent. L'interdiction totale de la prostitution en 1957 démarqua définitivement les geisha des prostituées. À la même époque, de nouvelles lois sur le travail des enfants et la scolarité obligatoire interdirent aux filles de devenir maiko avant quinze ans
geisha
Samedi 23 Août 2008 à 22:34 Publié par praline dans Les geishas Apparence
Le vêtement des geisha est un kimono de soie décolleté dans le dos, surnommé obebe dans le dialecte de Kyoto. Les couleurs du kimono se choisissent selon la saison, mais aussi selon l'âge de la porteuse : les jeunes femmes portent des couleurs vives tandis que les geisha de plus de trente ans choisissent des couleurs plus discrètes. Le kimono est plus ou moins épais selon la saison : le kimono d'été, ro, est en simple gaze de soie ; le kimono d'automne ou hitoe est en soie non doublée. Enfin, le kimono d'hiver, awase, est doublé de crêpe. Le kimono est noué dans le dos par une large ceinture de soie, nommée obi (帯 ou おび). Cet obi se noue différemment selon l'âge de la geisha : les femmes mûres le portent en « nœud de tambour » (taiko), mais les maiko le portent « en traîne » (だらり帯, darari obi?), avec un nœud qui remonte jusqu'aux omoplates, le bout de l'obi traînant presque par terre. Un tel nœud nécessite un obi de plusieurs mètres de long. Ce nœud dans le dos distingue les geisha des oiran et autres prostituées, qui nouaient leur obi sur le devant pour pouvoir l'enlever et le remettre plusieurs fois au cours d'une soirée . Enfiler un kimono et nouer un obi est une opération complexe, d'autant plus que, les kimonos étant tous de la même longueur quelle que soit la taille de la porteuse, il est généralement nécessaire de replier le tissu du kimono sous l'obi, sauf pour une geisha très grande. C'est pourquoi les geisha font souvent appel aux services d'un « habilleur » professionnel. Les kimonos sont fabriqués et peints à la main, ce qui les rend très chers : entre 5000 et 6000 euros pour un bon kimono. En-dehors des kimonos « ordinaires », les geisha portent pour les cérémonies importantes un kimono appartenant à leur okiya, de type kurotomesode, noir avec cinq kamon (blasons) de l'okiya. En guise de sous-vêtements, les geisha portent un koshimaki ou « couvre-hanches », une simple bande de tissu fin enroulée autour des hanches, puis une combinaison. Cette combinaison doit être en harmonie avec les couleurs du kimono, car elle apparaît en deux endroits : au niveau des chevilles quand la geisha relève son kimono pour marcher, et au niveau du col. Ce col est traditionnellement cousu chaque matin à la combinaison choisie par la geisha, puis décousu le soir pour être lavé. Il est rouge — couleur associée à l'enfance — pour les maiko, et blanc pour les geisha confirmées. Les geisha portent aux pieds des chaussettes tabi et des sandales de bois (geta). Deux maikoarborant le kimono, la coiffure et le maquillage traditionnels. |
