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    Mise à jour le 02/11/2008
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sport

Dimanche 03 Août 2008 à 00:44

Publié par praline dans sport chinois

culture chinoise

Jeudi 09 Octobre 2008 à 18:42

Publié par praline dans sport chinois

La symbolique de la Grue dans la culture chinoise

La Grue est un des oiseaux les plus apprécié en Chine. Il existe quatre variété de Grues : la noire, la jaune, la blanche et la bleue. Avec le phénix, c'est l'oiseau le plus présent dans les légendes et peintures chinoises.

On considérait en effet cet oiseau comme le patriarche de tous les animaux ailés et comme la monture des Immortels. Les légendes racontent qu'elles pouvaient vivre 600 ans et qu'elles étaient autrefois des hommes qui avaient été changés en oiseaux, expliquant ainsi pourquoi elles s'intéressaient aux affaires des êtres humains.

La Grue symbolise en Chine la longévité. Ainsi on félicite encore les personnes très âgées par la formule he-shou ! qui signifie « longévité de la grue ». On trouvait des dessins de grue dans les cercueils des défunts car elles étaient chargées d'emmener leur âme sur leur dos vers le ciel d'occident. La grue est aussi symbole de sagesse et d'élévation de l'esprit dans la culture chinoise.

La Boxe de la Grue Blanche est un style d'art martial (Wu shu) très aérien et inspiré de cet oiseau. Elle fut créée en 1644 par une nonne bouddhiste du nom de Fang Chi Nian face à la prise de pouvoir des Mandchous.

La boxe de shaolin

Jeudi 09 Octobre 2008 à 18:50

Publié par praline dans sport chinois

Origine de la boxe de Shaolin

La boxe de Shaolin retrouve son origine dans le temple de Shaolin, situé au pied du Mont Songshan dans la ville de Dengfeng, province du Henan, centre de la Chine. Les démonstrations des bonzes, telles que l'appui renversé sur la tête, briser une pierre avec les doigts, couper un arbre avec la main et la gorge résitant au fer d'une lance, révèlent des techniques remarquables des arts martiaux chinois. Les bonzes savent, presque tous, pratiquer la boxe, qui, pour eux, traduit d'une manière originale, l'esprit du bouddhisme.

Vers 527, un grand maître bouddhiste, Bodhidharma, arriva de l'Inde et propagea la doctrine du Grand Véhicule (Mahayana). Il créa l'école du Dhyana (méditation en sanscrit, chan en chinois) dans la région de Shaolin. Celle-ci se répandit plus tard dans toute la Chine, en Corée et au Japon. Selon cette école, la spiritualité bouddhique réside dans la nature des êtres vivants. Il suffit aux bonzes de nourrir cette nature dans la contemplation et non se livrer à la récitation des canons ou mener une vie d'ascète. Bodhidharma prôna l'application de la méditation et de la concentration, demandant à ses disciples de rester assis en tailleur face au mur afin de maintenir l'équilibre psychologique et communiquer spirituellement avec Bouddha. Hommes simples, ils se fatiguaient vite à garder la même position. C'est pourquoi ils créèrent une gymnastique destinée à se détendre. Ils associèrent les théories de la contemplation aux activités récréatives et sportives, et transformèrent la gymnastique en un wushu, une pratique de leur perfection. Telle est l'origine de l'école de la boxe de Shaolin.

Presentation des arts martiaux chinois

Jeudi 09 Octobre 2008 à 18:59

Publié par praline dans sport chinois

Gong fu / Kung fu

Le terme Gong-fu (kungfu) ne désigne ni un style, ni une école. Il est utilisé en Chinois pour signifier : temps ou effort dans un travail ou exercice, habilité, compétence, virtuosité, maîtrise, exercice de qualité.
Les films de Hong Kong ont contribué au succès mondial du nom "kung-fu". Ce nom est malheureusement utilisé aujourd'hui dans le sens de boxe chinoise. En Chine populaire, on préfère l'expression "wushu" (art / technique martiale), plus précise que le terme "gong fu".

 

Wu Shu

Ce terme, officialisé en République populaire de Chine, est apparu au 5ème siècle.Il désigne l'ensemble des arts martiaux chinois. A Taiwan, on utilise encore le terme Guoshu (arts nationaux). Des noms anciens comme quanfa (technique de boxe), quanshu (art de la boxe), jiji (frapper avec dextérité) sont aussi utilisés. Le wushu regroupe toutes les écoles (nord, sud, shaolin, wudang, emei) et plus de 350 styles (mains nues et avec armes).

 

Les boxes chinoises

Avec cette multitude de styles, il n'existe pas d'uniformité en boxe chinoise. De nombreuses boxes sont issues du cercle familial. La transmission s'effectuait de maître à disciples. On retrouve aujourd'hui des styles anciens et modernes. La plupart des boxes sont désignées par quan (boxe, poing), men (école, style), pai (courant, école).
Exemple: Nan quan (boxe du sud), chang quan (la longue boxe), shaolin pai (le courant de shaolin), ziarn men (école naturelle).

Classification des boxes

Il existe plusieurs classements pour les arts martiaux chinois.
Le premier est géographique :

  • Les boxes du sud (nan quan)
  • Les boxes du nord (bei quan)

On trouve ce dicton "nan quan bei tui" : poings dans le sud, jambes dans le nord. En vérité, la réalité est plus complexe, on trouve dans le nord des styles utilisant essentiellement les mains / poings comme par exemple le xing yi quan (boxe de la forme et de la pensée) et dans le sud le style "gou quan" (boxe du chien) assied sa stratégie sur les coups de pieds. Disons que les styles du nord (bei quan) se caractérisent par des mouvements amples et un relâchement du corps, les styles du sud ont des mouvements plus courts avec endurcissement du corps. 

Le deuxième classement est apparu au 19ème siècle :

  • La famille des boxes externes (waijia) : Boxe de shaolin  et toutes les autres boxes
  • La famille des boxes internes (neijia) : taiji quan, xing yi quan, bagua zhang et liuhebafa

Suivant la légende, les boxes externes seraient nées au monastère de shaolin (bouddhiste) et utiliseraient la force musculaire.
Les boxes internes auraient pour origine le mont Wudang (taoîste) et utiliseraient la force interne (qi).
Ceci est très simpliste, car on sait aujourd'hui que les écoles internes ne sont pas nées sur le mont wudang et utilisent aussi bien la force musculaire que le qi. Cette classification est aléatoire, la plupart des styles externes n'ont pas comme origine le temple shaolin.
Cette répartition interne / externe fût mise au point à Pekin en 1894 et diffusée par les professeurs de boxes dites internes.

Un troisième classement peu se faire aujourd'hui :

  • Les boxes anciennes traditionnelles
  • Les boxes modernes sportives

A partir de 1949, le wushu se modernisa selon deux axes, les exercices de santé (qi gong) et le sport. Certaines pratiques martiales comme le taiji quan ont subi une transformation pour devenir "une gymnastique douce de santé" (en gardant parfois l'entraînement martial).
Certains styles comme le nanquan moderne sont devenus des boxes de démonstration n'ayant que peu d'applications martiales. Des boxes sportives ont été créées pour accentuer le dynamisme et le spectacle comme le chang quan (boxe à longue distance).


Le wushu et le sport

 

A l'origine, tous les arts martiaux était des arts guerriers. La première classification date de la dynastie Ming (1368-1644). L'escrime et le tir à l'arc furent pendant de nombreux siècles les principales disciplines du guerrier chinois (les 18 armes: arc, arbalète, lance, sabre, épée, pique, bouclier, hache, fourche...). Les arts martiaux à mains nues se sont vraiment constitués à partir de l'époque Ming. Contrairement au Japon, les militaires n'ont pas eu le monopole du wushu. Les couches populaires paysannes puis les lettrés ont été un vecteur important pour le développement du wushu. Les sociétés secrètes (la révolte des boxeurs en 1900) ont joué aussi un rôle dans l'histoire du wushu.

L'influence occidentale des années 1900 à travers le renouveau sportif (jeux olympiques) a lancé véritablement la transformation des arts martiaux en culture athlétique nationale. De  nombreuses écoles se sont créees pour diffuser et vulgariser les arts martiaux (le jingwu tiyu hui à Shangai en 1909 et le zhongyang guoshu guan à nanjing en 1927). Cela a amené de nombreuses modifications dans les styles traditionnels afin d'en faire une éducation physique (mouvements plus simples, postures plus basses). Les mouvements devenaient moins efficaces mais plus sportifs.

En 1928, la première compétition de combat à mains nues au niveau national a été mise en place par "l'institut central de l'art national" (zhonggyang guoshu guan) à Nanjing. Les combats (sanshou) se déroulaient sur une estrade (leitai), sans catégorie de poids ni gants. Le résultats fut malheureux, le nombre élevé de blessures obligeant les organisateurs à arrêter la compétition.
Aujourd'hui après une longue période d'interdiction, les compétitions de combat libre (sanda) sont de nouveau autorisées en Chine (avec des protections).

 


Le Wushu en France

 

On retrouve en France la même classification des styles qu'en Chine.
L'avènement du Qi Gong en Chine en 1950 a ajouter une nouvelle famille :
"Les arts énergétiques chinois" dont la source ne vient pas seulement du wushu mais certaines formes / mouvements proviennent du patrimoine des arts martiaux.

Trois familles constituent le wushu en France :

  • Arts énergétiques de santé et bien-être :qi gong, dao yin, yang sheng
  • Arts martiaux internes : taiji quan, xing yi quan, bagua zhang, yi quan
  • Arts martiaux externes : shaolin quan, wing chun, shuaï jiao, nan quan, chang quan

Ces arts sont réglementés par l'état (diplômes, grades, compétitions)

L'enseignement

 

La diversité des styles de boxes permet de trouver divers schéma pédagogiques, stratégiques et tactiques. Aujourd'hui l'enseignement maître et disciple est rare, il faut que le maître ait été lui-même disciple et ait reçu un enseignement traditionnel. Les professeurs, éducateurs et moniteurs ont acquis leur savoir pédagogique dans une école chinoise ou en ayant suivi une formation pédagogique en France.
En wushu, il existe différents types de cours. On discerne des cours de bien-être basés sur le calme et la sensation du qi, des cours d'arts anciens avec application martiale et des cours de "wushu moderne" plein d'acrobaties, de sauts et d'amplitude et des cours de combat libre (sanda).

 

La compétition

En Chine, la lutte fut le premier art martial (dynastie des Qin 221-207 avant J-C) pratiqué en tournois avec un arbitre. Aujourd'hui en wushu, il existe une multitude de disciplines compétitives.
En France, on pratique des compétitions reconnues par la fédération internationale (IWUF) et des formes compétitives spécifiques à des styles ou à la France.
Au niveau chinois et international, le classement des compétitions reflète la diversité des pratiques :

Formes à mains nues :

  • Techniques du nord
  • Techniques du sud
  • Taiji quan forme 42
  • Combat technique combiné en duo pré-arrangé.

Forme avec armes : Épée, sabre du nord et du sud, lance, épée de taiji, bâton du sud et du nord, soit 11 catégories techniques.

Compétition combat : Sanda : combat libre avec protections (casque, plastron, protége tibia, gants de boxe). Le combat sanda est la forme de combat chinois au niveau international.

En France, on rajoute d'autres compétitions :

  • Shuaï Jiao (lutte chinoise)
  • Tui shou (poussée des mains) forme taiji et yi quan
  • Taiji quan et styles internes
  • Combat sanshou (interdit poings visage)
  • Combat yi quan (interdit poings visage et combats au sol autorisés)

Les tui shou ne sont pas représentés au niveau international car ils sont réservés aux initiés des styles internes. Les critères de jugement en tui shou ne sont pas abordables pour le grand public. Les interdits (projections, frappes, saisies) des tui shou sportifs ne permettent pas une vision clair du perdant et du gagnant. A l'origine, les tui shou ne sont pas le combat mais des exercices pour étudier les directions de force avec un partenaire.

 

Avenir du wushu

Aujourd'hui coexistent les pratiques anciennes et les pratiques modernes sportives. Les pratiques anciennes n'ont pas pour vocation la pratique compétitive. Elles cherchent surtout l'efficacité dans le temps et le développement personnel suivant la vision chinoise de l'homme. Si les pratiques modernes et sportives prennent le dessus dans l 'extension du wushu, les arts martiaux deviendront des "sports athlétiques" réservés à une élite jeune. La nouvelle fédération des arts martiaux chinois devra maintenir cette équilibre entre les arts anciens et modernes pour garder la richesse du wushu.

L'acrobatie chinoise

Jeudi 09 Octobre 2008 à 19:04

Publié par praline dans sport chinois

L'acrobatie chinoise

L'acrobatie chinoise remonte à plus de 2000 ans. Elle est d'origine populaire, étroitement liée à divers aspects de la vie courante, comme la production, le combat et les cérémonie religieuses. Les accessoires utilisés dans beaucoup de numéros traditionnels sont soit des instruments de travail et des armes, soit des ustensiles courants. Certains numéros s'inspirent de jeux et de sports populaires.

Le numéro le plus ancien que l'on connaisse date de la période néolithique et s'exerce encore aujourd'hui. Il consiste à jongler avec une “planche volante”. A l'époque néolithique, les chasseurs des tribus primitives se servaient d'un instrument de chasse auquel les archéologues ont donné le nom de “boomerang”. Lorsqu'ils avaient repéré des oiseaux ou des bêtes, les chasseurs lançaient leur boomerang qui volait vers la cible en tournoyant. S'il manquait la cible, le boomerang retournait spontanément dans les mains du chasseur qui le lançait de nouveau. Le boomerang est devenu par la suite un accessoire acrobatique. Au cours des représentations, le jongleur peut envoyer trois, cinq et même huit boomerangs et les recevoir alternativement sur une partie donnée de son corps.

L'acrobatie devint progressivement un art scénique indépendant aux Epoque des Hégémons et des Royaumes combattants(770—221 av. J.-C .). Sous la dynastie des Han(206av.J.-C .—220)

elle devint un art de divertissement relativement complet, ce qui est illustré par des sculptures sur pierre, sur brique et des fresques découvertes dans les tombeaux de cette dynastie, excavés dans les provinces du Sichuan et du Liaoning. La dynastie des Song vit l'apparition du Washe, l'ancêtre du cirque moderne. Le Washe était une pratique qui consistait, dans les villes animées, à des endroits fixes, à accrocher des tentures en cercle où les spectateurs se réunissaient pour admirer des numéros. Sous la dynastie des Ming et celle des Qing(1368—1911), l'acrobatie revêtit un caractère différent. Elle s'inspira des meilleurs éléments de toutes les minorités nationales et présenta une grande variété de numéros. La force et la complexité se mirent à emporter sur la finesse. En même temps, l'acrobatie s'infiltra dans d'autres art comme l'opéra de Pékin par exemple.

Depuis l'avènement de la Chine nouvelle en 1949, l'acrobatie chinoise connaît un regain de vie et est devenue un véritable art scénique.

Les acrobates ont recherché, recueilli et transformé les numéros traditionnels en supprimant les éléments dangereux pour les artistes et les mouvements trop sensationnels et vulgaires. Ils ont apporté des améliorations aux programmes traditionnels en y joignant des rythmes de danse et la plastique de la gymnastique. Par exemple, l'exercice d'équilibre sur la corde a été transformé en Acrobatie sur câble d'acier, ce qui permet de mieux mettre en valeur la difficulté et le danger que représente le numéro ainsi que l'habileté qu'il requiert. A partir du numéro des Cinq tables qui consistait en exercices accomplis sur cinq tables superposées, on représente aujourd'hui des numéros collectifs comme la Pyramide de chaises et la Double pyramide de chaises, numéro extrêmement difficile mais aussi très spectaculaire, puisqu'on exécute des exercices sur des chaises superposées obliquement sur 7 ou 10 étages. Dans le numéro des Assiettes tournantes, un seul acteur peut manier 12 à 14 assiettes tout en faisant des sauts périlleux, alors que le nombre des assiettes n'était que de 4 ou 6 auparavant.

Par ailleurs, les artistes ont mis au point nombre de nouveaux numéros. Citons par exemple la danse des lions, les tapis Tournants, le Tour de stabilisation cycliste, etc.

La Traversée de cerceaux consiste à se glisser avec adresse et à la file indienne à travers des cercles dont le diamètre permet l'entrée du corps de l'acrobate de différentes façons.
L'art plastique du roulement avec des coupes exige des mouvements très souples du torse, des pieds et de la tête. Une pile de 13 coupes contenant de l'eau sur le front, couchée à plat ventre, l'acrobate roule avec aisance sur une plate-forme avec deux “pagodes” de 4 coupes chacune contenant de l'eau sur les plantes des pieds et une “pagode” de 4 coupes dans une main.

L'équilibre des bancs est un autre nouveau numéro. Sur les pieds de l'acrobate couché sur le dos, neuf bancs s'empilent les uns sur les autres selon de multiples combinaisons, et pour couronner le tout, un deuxième acrobate grimpe au sommet de la pyramide où il exécute divers tours.

Grâce à tous ces efforts, les sujets de représentation sont devenus plus variés et le niveau plus élevé. L'acrobatie est progressivement devenue un art scénique composé, harmonieux et unifié.

En 1950, a été créée la première troupe d'acrobatie nationale—la Troupe d'acrobatie de Chine. Peu après, des troupes se sont successivement créées au niveau des provinces et des municipalités. En dehors de ces troupes d'acrobatie professionnelle, celles d'acrobates amateurs sont aussi très répandues. En outre, les acrobates chinois ont leur propre organisation —l'association des acrobates chinois, établie en 1981, dont Xia Juhua est le présidente.

L'acrobatie chinoise se distingue aussi bien par ses techniques très difficiles que par l'exécution subtile et la composition ingénieuse des numéros, dont chaque type exprime le caractère de notre nation chinoise, laborieuse,intelligente et courageuse. C'est pourquoi, au lieu de péricliter, l'acrobatie chinoise n'a cessé de se développer depuis plus de 20 siècles et qu'elle est hautement appréciée par les peuple de nombreux pays.